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Jeudi 18 octobre 2018 tagFinance & Innovation performance, tagCIR

Premier benchmark sur la gestion du CIR : 85% des entreprises qui font de la R&D n’ont pas une gestion « mature » de leur CIR

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Pourtant elles disposent de tous les leviers pour progresser

Ayming publie le premier benchmark sur la gestion du CIR par les entreprises Françaises

Innover est indispensable à la pérennité et à la compétitivité des entreprises. Cependant, ces activités sont par nature risquées et elles nécessitent souvent des investissements importants. Pour assurer le financement de ces activités, les entreprises s’appuient de plus en plus sur le dispositif du Crédit d’Impôt Recherche (CIR).

C’est pourquoi Ayming, pionnier dans la gestion du Crédit d’Impôt Recherche, a réalisé le premier benchmark de la gestion du CIR auprès de 1500 responsables CIR dans les entreprises de toutes tailles faisant de la R&D (Directeur Général, DAF, DRD, gérant, pilote CIR…). Pourtant, alors même que le nouveau guide du MESRI (Ministère de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche et de l’innovation) recommande une systématisation des process et leur transposition, les résultats révèlent que, si une minorité d’entreprises tire leur épingle du jeu, une large majorité d’entre elles souffre d’insuffisances d’organisation pour le gérer à la hauteur de leurs ambitions d’innovation.

 

 

85% des entreprises qui font de la R&D peuvent améliorer la gestion de leur CIR

 

La gestion du CIR repose sur 4 grandes étapes qui sont l’identification des projets et dépenses éligibles, le calcul du CIR, la justification financière et technique et le contrôle fiscal.

Une entreprise est dite « mature » lorsqu’elle maîtrise tout le processus c’est-à-dire qu’elle dispose de ressources expérimentées au niveau scientifique et financier pour piloter et gérer une méthodologie capable de lui assurer, sans effort inutile, un montant du CIR pérenne en cas de contrôle. Autrement dit, elle doit avoir compris la philosophie du dispositif et la finalité des attentes des administrations qui le contrôle.

 

ðLa société championne du benchmark atteint un score de 95,5/100

ð76% des sociétés interrogées n’ont pas la moyenne

ð9% ont moins de 25/100

 

Le Top 20 des entreprises les plus matures sont :

  • Taille : Plutôt une ETI (76%)
  • Secteur : Plutôt chimie (20%), matériaux (20%), mécanique (20%) ou Environnement (20%).
  • Elles déclarent en moyenne près de 5 M€ de CIR
  • 71% ont plus de 10 ans de pratique du dispositif CIR et 100% plus de 5 ans.
  • Elles ont subi un contrôle fiscal pour 90% d’entre elles.
 

Les 20% d’entreprises qui obtiennent les moins bons scores sont :

  • Encore des ETI à 71%
  • Et principalement dans le secteur informatique (à 42%)
  • Elles déclarent en moyenne 415 k€ de CIR
  • Et utilisent ce dispositif depuis moins de 5 ans (52%)
  • 57% d’entre elles n’ont jamais subi de contrôle du CIR

 

 

52% des entreprises n’ont pas formé au CIR les principaux contributeurs

 

A retenir de ce Benchmark :

 

  • Sans surprise, on constate que les entreprises les plus faibles sont celles qui ne disposent ni des outils, ni des méthodologies, ni de retour d’expérience sur le contrôle fiscal. Il s’agit souvent des entreprises entrées récemment dans le dispositif.

     

  • 80% des sociétés dont la gestion est «mature» estiment que la reconnaissance des contributeurs CIR est importante, contre seulement 10% chez les entreprises « non matures » ! Ainsi, les entreprises matures formalisent les « réalisations CIR » des collaborateurs (tâches à réaliser, contributions des collaborateurs). Il peut s’agir d’une reconnaissance informelle (orale notamment à l’issue des déclarations et justification du CIR, communication en séminaire...) mais elle peut être plus formelle (mail, fiche de poste) et être assortie, plus rarement, d’une gratification du collaborateur pour la réalisation des tâches CIR dans le respect des délais impartis. 40% des entreprises non matures ne sensibilisent pas du tout les contributeurs CIR, alors que 95% des sociétés matures forment leurs contributeurs. Pour être performantes, les entreprises les plus matures présentent le dispositif aux collaborateurs mais elles anticipent les tâches à réaliser et les détaillent aux collaborateurs.

 

  • En ce qui concerne le process, nous constatons que, malgré les recommandations du MESRI, parmi les trop rares entreprises qui formalisent leurs analyse de l’état de l’art, seules 20% des entreprises en capitalisent pleinement sur les résultats en tenant compte des attentes des organes de contrôle.

    Orientées clients et résultats, les entreprises ne capitalisent que rarement (ou ne disposent pas des ressources nécessaires pour le faire) l’état des lieux des connaissances au démarrage de leurs projets. Pourtant, une telle approche facilite l’identification de solutions directement disponibles (gain de temps) et sécurise la démarche de CIR.

     

  • Au niveau des outils, on peut faire le même constat puisque 15% des entreprises ne dispose pas de système de pointage pour justifier leurs dépenses de personnels ! Pour celles qui en ont, 36% se contentent d’un simple suivi Excel pour justifier du temps consacrés aux travaux de recherche sur les projets éligibles. Ces suivis sans lien avec les dépenses complexifient l’analyse détaillée des retours sur investissements liés aux projets R&D.

     

  • On notera également que 36% des entreprises n’ont pas de lieu dédié à l’expérimentation.

     

  • Cependant, avoir subi un contrôle fiscal fait progresser les entreprises dans leur gestion du CIR. Confrontées à la philosophie du dispositif et aux attentes de l’administration, elles prennent conscience de la nécessité de le connaitre davantage et de muscler ses process R&D par rapport aux spécificités du domaine d’activités. (80% des entreprises les moins matures n’ont pas subi de contrôle fiscal, quand 95% du top20 en ont déjà eu un !). Sans étonnement on retrouve le principe de réalité : il faut attendre le contrôle pour faire évoluer ses process.
 


Quel que soit leur niveau de maturité, les entreprises disposent toutes de leviers pour optimiser leur gestion du CIR

 

Pour déclarer un montant de CIR à la juste valeur des efforts de R&D engagés, l’étude met en exergue les principaux leviers d’amélioration des entreprises dans leur gestion :

 

  • Les entreprises les moins matures doivent commencer par structurer leurs process et anticiper les attentes des experts du MESRI.

Il s’agit de comprendre la finalité des attentes du dispositif et sa philosophie. Il est très important par exemple de faire de la veille pour connaître les nouveautés relatives à un domaine technique donné et facilitera ainsi la formalisation d’état de l’art au démarrage des projets

De même, il faut être en mesure d’apporter la preuve d’une démarche expérimentale. Plus l’entreprise documentera ses travaux de recherche en tenant compte du cadre de justification du CIR, plus elle sera en mesure d’identifier clairement l’objectif de recherche et les incertitudes qui découlent des lacunes de l’état de l’art et qui nécessitent d’entreprendre des travaux de R&D. La matière première de cette démonstration peut être collectée auprès des chercheurs avec peu d’efforts complémentaires si ce travail est fait en synergie au moment où les travaux sont menés. A contrario, la justification a posteriori disperse les collaborateurs R&D et les contraint dans un exercice de grands écarts entre les travaux qu’ils mènent et la justification du CIR de l’année précédente.


  • Les entreprises les mieux organisées ont également des marges de progression : C’est en effet en améliorant l’engagement de leurs salariés qu’elles progresseront significativement dans la gestion de leur CIR.

L’implication des collaborateurs est un levier essentiel de performance de l’innovation, car des collaborateurs engagés et motivés s’investiront davantage dans la charge que représente le CIR, et structureront des processus efficients sur le long terme (outils de management de l’innovation, plateformes numériques de pilotage de la R&D ou de veille technologique, …)

Concrètement, il s’agit de décrire les étapes, de former les contributeurs, de les manager dans la mise en œuvre opérationnelle, de formaliser des retours d’expérience, mais aussi de réinjecter le montant du CIR directement dans la R&D. Cela contribue en effet à l’installation d’un cercle vertueux de la R&D et à la compétitivité de l’entreprise.

 

Une collaboration efficace entre directions financière et R&D est également primordiale dans la bonne gestion du CIR.

En conclusion, le CIR est un outil indispensable pour soutenir l’innovation en France, mais pour en tirer son plein potentiel tout en maîtrisant les risques, les entreprises doivent intégrer son pilotage dans leur stratégie globale d’innovation.

Ainsi, sa gestion et la charge qui en découle, pilotée par la Direction financière, la Direction R&D ou même externalisée, doit être expliquée, décrite et les résultats attendus doivent être clairement identifiés. On note d’ailleurs que le nouveau guide du MESRI a pour la première fois précisé les critères et recommande une systématisation des process et leur transposition.



Bruno COULMANCE, Directeur du Consulting Innovation d’Ayming commente : «Alors que le dispositif CIR est pérennisé depuis 14 ans, il est surprenant de constater une si faible prise de conscience des entreprises, qui ne profitent pas assez de son effet vertueux sur leur innovation et restent dans la crainte des redressements. La clé réside dans la structuration, l’anticipation et avant tout dans l’engagement et la formation des collaborateurs dans cette démarche.»

 


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Ayming a mis en place un outil MyInnovationBoard

MyInnovationBoard est un outil de diagnostic digital issu de la consolidation et l’analyse de milliers de profils d’entreprises. MyInnovationBoard permet non seulement aux entreprises de mieux appréhender leur processus CIR mais également de disposer de conseils personnalisés, en leur fournissant : 

- Leur niveau de de gestion du CIR 

- Leurs forces et faiblesses pour appréhender le dispositif CIR

- Des axes d’amélioration personnalisés comparativement au benchmark par secteur d’activité.

L’utilisation de cette approche auprès des clients et prospects d’Ayming permet d’enrichir en temps réel ce benchmark unique en France tout en affinant les profils de maturité de gestion du CIR et les axes d’amélioration associés.
Testez MyInnovationBoard

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Méthodologie de l’étude

1367 DAF, DRD, coordinateurs du CIR et chefs de projets travaillant dans des entreprises innovantes bénéficiant du CIR de toutes tailles et représentatives de tous les secteurs d’activités, sur l’ensemble du territoire français ont répondu à notre questionnaire myInnovationBoard depuis octobre 2017.

Pour créer le questionnaire myInnovationBoard, Ayming est parti du constat que la gestion du CIR repose sur 4 grandes étapes qui sont l’identification des projets et dépenses éligibles, le calcul du CIR, la justification financière et technique et le contrôle fiscal.  Une entreprise est dite « mature » lorsqu’elle maîtrise tout le processus c’est-à-dire qu’elle dispose de ressources expérimentées au niveau scientifique et financier pour piloter et gérer une méthodologie capable de lui assurer, sans effort inutile, un financement CIR pérenne en cas de contrôle. Le questionnaire myInnovationBoard investigue donc 6 axes que sont l’expertise et leur implication des équipes, l’expérience du dispositif, la méthodologie utilisée, la fluidité du process, la valorisation de la R&D. A l’issue du questionnaire, le répondant obtient le score de son évaluation de gestion du CIR.



Contacts :

Laurence Margoline – Ayming                                     

01 41 49 11 17 – lmargoline@ayming.com                       

 

 

À propos d’Ayming

 

Ayming est un groupe international de conseil en performance des entreprises, leader sur ses marchés. Nous réunissons les personnes, la connaissance et l'innovation pour créer durablement de la valeur.

Nous conseillons les directions des entreprises dans tous les secteurs et toutes les zones géographiques sur leurs enjeux et opportunités autour de trois grandes expertises complémentaires : l'excellence opérationnelle, l'engagement des collaborateurs et le management de l'innovation.

Nous aidons nos clients à prendre les meilleures décisions en matière de performance d'entreprise avec une approche multispécialiste. Nos consultants accompagnent la transformation des entreprises par des leviers opérationnels, pour leur apporter des résultats concrets et mesurables. A la clé, une plus grande efficacité des processus internes et une création de valeur directe pour le client. Le succès de l'approche Ayming se reflète dans la fidélisation de 90% de nos clients.

Le Groupe bénéficie d’une influence globale avec une présence dans 16 pays: Belgique, Canada, Chine, République Tchèque, France, Allemagne, Grande Bretagne, Hongrie, Italie, Japon, Pays-Bas, Pologne, Portugal, Espagne, Slovaquie et USA avec un effectif d'environ 1400 personnes. En 2017, il a réalisé un chiffre d'affaires de 157 M€.

Depuis 2016, Ayming réunit tous les ans 1000 dirigeants à Paris, pour les Business Performance Awards. Cet événement unique est l’occasion de découvrir des idées inspirantes et la vision de personnalités parmi les plus renommées. Les Business Performance Awards ne récompensent pas seulement des idées, ils mettent surtout l'accent sur les opportunités de demain, stimulant de nouvelles façons de penser et d'inspirer l'action.

Pour en savoir plus : ayming.fr

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